Les 5 erreurs que font 9 photographes sur 10

formation photo culinaire

Les 5 erreurs que font 9 photographes sur 10

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Ca fait maintenant quelques années que je travaille dans la photographie culinaire et j’ai eu l’occasion de côtoyer et d’observer beaucoup de photographes culinaires et de bloggeurs food. J’ai recenser les erreurs que font 99% d’entre eux, et que j’ai fait pendant longtemps aussi. Pourquoi ? Tout simplement car certaines fausses croyances circulent assidument parmi les photographes et sont même enseignées dans des formations ! Alors attention à ce que vous lisez et écouter, gardez toujours un œil critique et formez-vous auprès des meilleurs !

Il faut toujours sous-exposer ses photos

 

J’ai rencontré beaucoup de photographes culinaire qui prônent et enseignent cette idée :

«  Il faut toujours sous-exposer ses photos car une photo surexposée est cramée et irrattrapable »

Pourquoi c’est faux :

50 % des informations se trouvent dans les très hautes lumières, 25% dans les hautes lumières, et de moins en moins vers les moyennes et basses lumières.

Cela signifie que lorsque vous sous-exposez votre photo pour venir lui ajouter de l’exposition ensuite en post-production, vous avez perdu beaucoup d’informations, de détails en cours de route. Alors que si vous surexposer légèrement puis diminuez l’exposition en post-prod, vous avez conservé un maximum de détails.

Et si la photo est cramée ?

Pour optimiser une photo, c’est-à-dire surexposer pour conserver le maximum de détails, on photographie à +1,3IL. Même si l’alerte surexposition de votre appareil photo et de Lightroom se déclenchent, vous constaterez pas vous-même qu’en réalité votre photo n’est pas du tout cramée !

La lumière artificielle se voit

 

Beaucoup de photographe ne jurent que par la lumière naturelle car la lumière artificielle « c’est trop compliqué, et ça se voit, le rendu n’est pas naturel ». C’est faux. Même si la lumière naturelle reste à mes yeux la plus belle puisque c’est celle que la nature nous offre, elle est quand même très variable et c’est très compliqué de la maîtriser si l’on veut faire de la photographie professionnelle à plein temps.

Ce n’est pas parce que vous utilisez de la lumière artificielle que votre photo sera froide et que votre lumière sera dure. Il existe des dizaines d’accessoires et de schémas d’éclairage différents. En lumière artificielle, vous pouvez obtenir le rendu que vous voulez, il n’y a pas de limites !

Le flashmètre ne sert à rien

 

J’ai longtemps fait partie de la team « le flashmètre ne sert à rien » puis de celle « le flashmètre c’est bien, mais c’est cher pour ce que c’est et puis j’y comprends rien ». Et puis je me suis rendue à l’évidence. Après avoir fait des formations avec des experts de la photographie, j’ai réalisé que si on veut faire de la photographie professionnelle, et notamment de la photo de produit et de la photo publicitaire, le « à peu près » n’a plus sa place.

Le flashmètre, c’est quoi ?

Le flashmètre/posemètre permet entre autres de mesurer la quantité exacte de lumière entrant dans le capteur. Il permet, en fonction des réglages d’ouverture et de vitesse que vous souhaitez appliquer à votre photo, de paramétrer vos flash pour avoir une photo parfaitement exposée (ou plutôt parfaitement surexposé comme on l’a vu avant 😉).

 

Une photo contrastée est une photo qui a des ombres très prononcées

 

C’est 2 notions que beaucoup de gens confondent, la qualité de la lumière est le contraste. On a tendance à penser qu’un photo contrastée est une photo dure, avec des ombres bien marquées. En réalité, c’est plutôt l’inverse 😉. Plus la source lumineuse est proche du sujet, plus la lumière est douce ET contrastée !

Le contraste, c’est la différence de luminosité entre les zones claires et les zones sombres d’une image.

Pour avoir un arrière-plan flou, il faut un objectif avec une très grande ouverture

 

La profondeur de champs, c’est quoi ?

La profondeur de champs, c’est la zone de netteté d’une photo. Une profondeur de champs faible permet de détacher le sujet de son environnement.

La majorité des photographes qui débutent a tendance a pensé que pour avoir une faible profondeur de champs, il faut un objectif avec une grande ouverture, et donc plus cher.

C’est vrai, mais ce n’est pas la seule manière d’obtenir ce fameux « bokeh ».

En réalité, 3 autres paramètres entrent en jeu :

  • La taille du capteur : Un plein format permettra d’obtenir une plus faible profondeur de champs qu’un APS-C
  • La distance focale de votre objectif : Un 85mm a une plus faible profondeur de champs qu’un 35 mm, a ouvertures égales
  • La distance du sujet : plus vous êtes proche du sujet et plus le sujet est éloigné du fond, plus la profondeur de champs est faible

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à progresser en photographie culinaire !